La croissance annuelle du marché français du pliage métallique dépasse 3 % depuis 2018, malgré la volatilité du prix des matières premières. Certaines entreprises parviennent à maintenir des délais courts et une qualité stable, alors que la majorité du secteur subit des retards et des ajustements de production.
Coanu, fondée en 2015, figure parmi les rares acteurs à avoir élargi ses capacités techniques tout en intégrant de nouveaux alliages et formats. Son modèle repose sur une combinaison de procédés automatisés et de contrôle qualité renforcé, ce qui lui permet d’absorber des commandes complexes sans sacrifier la rentabilité.
Pliage des métaux : principes essentiels et matériaux adaptés
Le pliage s’impose comme l’un des gestes techniques incontournables de la tôlerie. Transformer une feuille brute en pièce à la demande, c’est le défi relevé chaque jour par les ateliers spécialisés. Les machines pilotées par commande numérique (CNC) ont pris le dessus, apportant une précision jusque-là inégalée, peu importe le nombre de pièces ou la complexité de la forme.
Dans ces ateliers, le choix du poinçon et de la matrice dépend d’abord de l’épaisseur de la tôle. Plus la matière est épaisse, plus il faut de puissance, et plus la gestion du retour élastique demande un véritable savoir-faire. Les matériaux, eux, varient selon les usages : acier inoxydable pour sa résistance, acier galvanisé pour la durabilité, aluminium pour sa légèreté, mais aussi cuivre ou plomb pour des applications ciblées. Le pliage de tôle en aluminium intéresse pour sa maniabilité, tandis que l’inox brossé domine là où la corrosion menace.
Voici les principales méthodes de pliage mobilisées en fonction des besoins :
- pliage en V pour obtenir des angles nets et précis,
- pliage par emboutissage pour donner du volume aux pièces,
- pliage à rayon variable pour concevoir des formes plus douces ou complexes.
La maîtrise du processus de pliage fait la différence pour créer des pièces métalliques sur mesure, des rives à boudin jusqu’aux cassettes perforées qui habillent les façades d’aujourd’hui. Coanu, pour sa part, a misé sur l’automatisation et la souplesse des équipements numériques afin de répondre rapidement à une grande variété de projets industriels.
Comment Coanu renouvelle les techniques et répond aux besoins du marché français
L’ambiance dans les ateliers de Coanu se mesure au rythme régulier des presses et des tables de découpe laser. Discrète mais efficace, l’entreprise a bâti sa réputation sur une automatisation pensée dans les moindres détails :
- lignes robotisées pour la découpe laser,
- intégration du jet d’eau pour travailler les métaux délicats,
- organisation en flux tendus pour limiter les stocks et accélérer la production.
À Igney dans les Vosges comme à Chelles près de Paris, ces choix assurent une grande flexibilité : passer d’un prototype unique à une série de pièces n’implique aucune perte en qualité ni en réactivité.
Le marché français du pliage métallique exige aujourd’hui des solutions rapides et sur mesure. Les acteurs du BTP, qu’ils interviennent à Lyon ou à Bordeaux, veulent des pièces métalliques pliées conformes à des géométries strictes et capables de respecter le patrimoine bâti. Lors de la restauration de Notre-Dame de Paris, Coanu a su fournir des éléments répondant aux attentes pointues de la restauration monumentale, validés par les Bâtiments de France et la certification Qualibat patrimoine.
La synergie entre découpe laser et pliage ouvre la voie à de nouvelles possibilités. Les ingénieurs de Coanu épaulent les bureaux d’études dès la phase de conception, intégrant les contraintes du pliage dès la première esquisse. Que ce soit pour des bardages techniques ou des cassettes décoratives, chaque solution s’appuie sur une chaîne numérique, du chiffrage à la livraison. Coanu privilégie l’accompagnement sur mesure et la proximité, qu’il s’agisse d’un chantier dans les Vosges ou en Gironde.
Sur un marché où la vitesse et l’adaptabilité font la différence, Coanu trace sa route : allier maîtrise technique et proximité, c’est la promesse tenue à chaque projet, des pièces uniques aux grandes séries. La prochaine innovation pourrait bien naître là, entre la précision d’un laser et l’expérience d’un atelier qui refuse la routine.


